Baromètre mondial du pluralisme culturel et religieux

Baromètre mondial du pluralisme culturel et religieux

Création d’un indicateur de cohésion sociale et de respect de la pluralité culturelle et religieuse dans les sociétés.

Le monde moderne semble pris en étau entre sécularisation et replis identitaires. S’il est erroné de parler de « retour du religieux », de nombreuses régions de la planète semblent aujourd’hui fragilisées par des fractures où croyances et appartenances jouent un rôle de premier plan. Dans ce contexte, savoir prendre le pouls de la coexistence religieuse et culturelle au sein d’une société permettrait de mieux en comprendre les mécanismes et de pouvoir en diagnostiquer les éventuels dysfonctionnements.

Ainsi, l’Observatoire Pharos s’est lancé dans la création d’un instrument capable de mesurer le niveau de pluralisme culturel et religieux au sein d’une société : l’intensité des tensions entre les différentes composantes et la capacité de celles-ci à amortir les chocs entre leurs valeurs respectives pour préserver le bien commun, ou « faire société ».

Phase pilote du projet :
Recherche sémantique et construction d’une méthodologie de notation (critères et pondération)

Durée : 2 ans
Budget : 500 000€
Pays de recherche : France, Liban et Mali

Dans notre monde globalisé, le pluralisme est surexposé mais sous-étudié, et malgré́ ces enjeux et ces besoins, un tel indicateur n’existe pas.

Le Baromètre mondial du pluralisme c’est :
  1. Un rapport public biannuel dressant un état des lieux du pluralisme dans le monde sous forme de notation
  2. Une plateforme de contributeurs internationaux (ONG, instituts de recherche, religieux)
  3. Un instrument de mesure opérationnel de mesure du pluralisme : un outil flexible permettant de connaître l’impact de catastrophes naturelles, de conflits, de processus de réconciliation, d’élections, de projets ou de politiques publiques sur le pluralisme d’une société, à différentes les échelles géographiques.
Le Baromètre mondial du pluralisme permettra de :
  • Rendre compte des faits et des perceptions sur les questions culturelles et religieuses dans les différents pays du monde
  • Mesurer le niveau de coexistence et de cohésion dans les sociétés, et de suivre leur évolution dans le temps
  • Souligner les progrès en matière de pluralisme ou alerter en cas de pluralisme en danger
  • Prévenir des crises identitaires et des conflits intercommunautaires
  • Identifier les forces de fragmentation et au contraire les forces de cohésion pour pouvoir agir sur les unes et renforcer les autres
  • Apporter un éclairage aux décideurs et aux acteurs du développement
  • Promouvoir le pluralisme comme voie permettant l’apaisement des sociétés
Le projet du Baromètre du pluralisme culturel et religieux rejoint l’incubateur du Paris Peace Forum

Lors de la troisième édition du Forum de Paris sur la Paix, qui s’est déroulée du 11 au 13 novembre 2020, Le Baromètre du pluralisme culturel et religieux faisait partie des 100 projets sélectionnés sur 800 proposés, pour être présenté dans l’Espace des Solutions.

Catherine Bossard a ainsi eu l’occasion de faire une présentation du projet de Baromètre, que vous pouvez visualiser ci-dessous.

Au cours de ce Forum, le Baromètre du pluralisme culturel et religieux a été l’une des 10 initiatives sélectionnées pour bénéficier d’un accompagnement dédié et sur-mesure en 2021.

Afin de démontrer qu’il est encore possible d’améliorer la réponse collective aux défis mondiaux dans un environnement international dégradé, le Forum de Paris met en avant des projets de gouvernance prometteurs et ambitieux. Chaque année, dix initiatives sont sélectionnées sur une centaine de projets, afin de bénéficier d’un soutien personnalisé sur une durée d’un an par un Comité de suivi, qui comporte la mise en relation avec des partenaires internationaux, la recherche de financements, la mise en visibilité des initiatives, ou des activités de plaidoyer. Le projet bénéficiera du soutien particulier de deux mentors pendant toute l’année : Marion Jansen (OCDE) et Stefano Manservisi (ex-DG DEVCO, Commission européenne).

Grâce au soutien du SCUP, l’équipe souhaite accroitre la visibilité du Baromètre, établir les bases de futures activités de plaidoyer et préciser son plan de développement géographique, en préparant l’intégration de nouveaux pays au sein du projet à l’horizon 2022.